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Seed of Chucky (Le Fils de Chucky)  

 

Ah! La vie de famille ... Qu'il est dur de prendre conscience que nos parents ne sont pas ceux que nous aimerions avoir! Le Fils de Chucky n'est effectivement pas qu'un film d'horreur. C'est une quête d'identité que mène Glen, celui qui s'impose comme étant le fils de Chucky et de sa fiancée Tiffany. Et derrière les moments gores qui nous sont offerts face à la caméra, cette recherche de racines est constamment prétexte à rire.

Nous sommes donc loin du premier Jeu d'Enfant, réalisé il y a seize ans par Tom Holland, où la poupée Chucky faisait ses débuts. D'un film qui se voulait tout d'abord purement d'horreur, la saga Chucky a évolué jusqu'à La Fiancée de Chucky réalisé par Ronny Yu, et où l'humour tentait de pointer le bout de son nez.

La technologie aidant, l'adorable Chucky a bien changé de visage depuis sa naissance, et nous le retrouvons dans ce cinquième volet plus écorché que jamais. Mais la nouveauté du Fils de Chucky vient surtout de son humour, moderne et jeune, qui nous permet de digérer plus facilement certains "charcutages", et de dissiper rapidement un malaise qui s'installe.

La transposition des aventures de la poupée sadique à Hollywood donne aussi matière à rire (la star que Chucky croise sur la route avec son 4x4 ...), mais surtout cela permet d'insérer un film dans le film. Ce stratagème, en révélant l'artifice du film, entraîne finalement une meilleure adhésion du spectateur à l'idée que les poupées sont ici des êtres vivants (comme le dit un paparazzi, Chucky n'est pas une poupée, c'est un nain), et donc de les trouver tantôt effroyables, tantôt touchantes.

Le Fils de Chucky rend de plus hommage au cinéma en faisant référence à des films qui ont marqué leur époque, comme Halloween de John Carpenter avec la montée de l'escalier en caméra subjective au tout début du film, ou Psycho d'Alfred Hitchcock avec la scène de la douche. Le fait que la musique du film ait été composée par Pino Donaggio, qui a travaillé plusieurs fois avec Brian De Palma, donne aussi une certaine assise au film de Don Mancini, qui sort ainsi de la catégorie "série Z" et entre alors dans la cour des grands.

Avec ce cinquième épisode, l'épopée de Chucky atteint donc une certaine maturité, et même si Le Fils de Chucky souffre parfois de quelques incohérences, comme la résurrection un peu parachutée du personnage de Jennifer Tilly supprimé dans La Fiancée de Chucky, ce film vaut vraiment le détour.

*L'utilisation des photos nous a été accordée par Kinema Film. Merci de ne pas les copier.*

 

Marie Guyot (20 février 2005).

Commentaire :

"Bravo pour les photos que tu as réussi à obtenir! Ca donne une très bonne gueule à ton magazine..." par Mélanie le 5 mars 2005.

 

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