Points de Vue

Magazine culturel hebdomadaire en ligne

 
White Noise (La Voix des Morts)  

 

Ce film de Geoffrey Sax a pour lui le fait que nous entrons immédiatement dans l'histoire. Le cadre de vie des personnages est très vite installé afin que nous puissions aborder ce sur quoi White Noise repose : la possibilité qu'auraient les morts de communiquer avec nous à travers un écran de télévision ou une radio.

Plaçons-nous dans le contexte pour mieux comprendre. Jonathan Rivers est un homme bien sous tous rapports : il a un métier formidable, une ex-femme magnifique avec laquelle il a eu un fils très intelligent, et il est remarié à une nouvelle femme tout aussi charmante, qui a l'avantage en plus de la beauté d'être un écrivain célèbre et d'être enceinte.
Une bonne couche de bonheur et d'amour recouvre donc tout cela, jusqu'au jour où cette seconde femme, Anna, disparaît subitement.
Bien sûr Jonathan est très triste, mais sa vie ne bascule réellement que lorsqu'il rencontre Raymond Price qui le convainc qu'Anna lui parlera dans son radiocassette.

Une telle trame semble absurde, et pourtant ce film se base sur des études très sérieuses menées aux États-Unis sur ce qui est appelé là-bas "electronic voice phenomena" (littéralement le phénomène de voix électronique).
Selon ces recherches il serait possible d'enregistrer la voix des morts, ainsi que leur image, et c'est ce que va expérimenter Jonathan aux côtés de Raymond.

Si l'on peut trouver un intérêt dans White Noise et penser que certaines scènes vont jusqu'à être touchantes (ah! la lucidité du fils ...), il est difficile d'avoir un quelconque penchant pour cette réalisation tape à l'œil.

Dès le début du film, Geoffrey Sax, sans doute tiraillé par la peur, sans fondement, que nous nous endormions devant son film, nous envoie de longues minutes d'éclairs façon clip vidéo qui ont pour seul effet de nous abîmer les yeux.
Et lorsque Jonathan rencontre Raymond, symbolisant le vertige qui s'empare de celui qui vient de perdre sa femme, le réalisateur ne trouve rien de mieux que de faire tourner rapidement la caméra autour des deux hommes pour nous donner la nausée.

Tout ceci est d'autant plus regrettable que Michael Keaton (le Bruce Wayne de Batman) réussit à rendre son personnage très fin en ne tombant que très rarement dans le cliché du mari désespéré (le câlin au téléviseur).

Mais pour soutenir une histoire tirée par les cheveux (qui sont ces ombres qui souhaitent tant que Raymond arrête d'enregistrer la neige de son téléviseur?), il aurait fallu autre chose qu'une mise en scène tout autant tarabiscotée.

 

Marie Guyot (20 février 2005).

Commentaire :

"Je ne suis pas du tout d'accord avec votre commentaire. J'ai vu ce film et l'ai trouvé très bien. Peut - être est-ce pcq je m'intéresse de très près à ce sujet... et peut-être devriez-vous aussi vous y intéresser avant de critiquer le film de cette façon! Vous comprendriez bcp de choses!!!!" par Sandy le 19 juillet 2005.

 

Liens

 

Les rédacteurs

Culturofil

Mon Cinéma

Contact

Nous avons pris un soin tout particulier à respecter les standards suivants :

 
Copyright 2004-2005 par Marie Guyot. Tous droits réservés pour tous pays.